C'ETAIT SI BIEN AVANT

C'ETAIT SI BIEN AVANT
Avant, personne ne venait nous ennuyer, il faisait bon dehors et les questions ne venaient pas nous marteler le crâne comme autant de gouttes de pluie qui petit a petit percent les fines membranes de notre peau si on y reste trop longtemps exposés...

Avant j'avais tout comme vous, une belle maison, avant j'avais surtout une conscience propre et insouciante... ce n'est pas elle qui me manque, nous la retrouvons toujours celle ci, quand il fait noir et qu'on nous laisse tranquille, mais avant j'avais des amis et je les aimais bien, un peu trop parfois, ils n'aimaient pas quand nous les regardions trop, mais ce n'est pas grave ils ne nous dérangeaient pas.

Si j'avais su avant comment c'est maintenant, nous aurions fait plus attention et nous en aurions aussi plus profité, de cette liberté qui nous laisse tant d'occasions pour trébucher,
c'était si bien avant...

# Posté le mardi 22 mars 2005 06:49

ILS SONT VENUS NOUS CHERCHER

Je ne sais plus quand, je ne sais plus quand mais c'était il y a très longtemps, c'était très mal, ils nous ont fait mal, ils sont venus par surprise, dans notre dos pour nous attraper, nous ne les attendions pas... Les fourbes nous ont attrapé, ce sont les voisins qui leur ont dit, ils sont encore plus malins et perfides que les hommes en blancs, ils nous ont menti, j'aurais du m'en occuper quand il était temps, quand je savais encore quel temps il était, maintenant c'est perdu ils m'ont attrapé.

Nous avons couru pourtant, plus vite que nous n'avions jamais couru, et les voix se sont mises à parler toutes en même temps en me disant de ne pas m'arrêter, mais ils étaient plus nombreux, avec leurs voitures et leurs matraques, ils nous ont coincé. Je me suis débattu pourtant, nous ne les avons pas laissé faire, je me souviens du premier homme qui s'est approché, nous l'avons mordu oh oui nous l'avons bien mordu, il criait, il ne faisait plus le plus fort avec son bâton, son visage était tout tiré et il criait presque comme moi lorsqu'il fait trop peur la nuit, lorsque les bouts de verre reviennent nous meurtrir l'esprit, mais ils sont trop nombreux, je ne peux plus courir et ils m'ont attrapé.

# Posté le mardi 22 mars 2005 06:51

JE NE VOULAIS PAS LUI FAIRE DE MAL

JE NE VOULAIS PAS LUI FAIRE DE MAL
Je ne voulais pas lui faire du mal, je l'aimais beaucoup, c'est la dame qui passait devant ma fenêtre tout les jours, je l'aime beaucoup et je voulais juste lui dire, mais elle a eu peur je ne sais pas pourquoi et ça nous a fait très peur aussi, et ma tête étaient pleines de pensées folles. Quand elle a crié j'ai crié plus fort qu'elle encore, pour lui montrer que j'avais aussi très peur, nous ne voulions pas lui faire du mal mais elle ne nous a pas cru.

C'est de sa faute ce qui s'est passé, mais je l'aime toujours même si elle n'est plus là. Je l'aime encore mieux comme ça,

elle n'est plus rien
...
qu'à moi
...
maintenant.

# Posté le mardi 22 mars 2005 06:52

Modifié le mardi 22 mars 2005 09:25

NOUVEL ENDROIT

NOUVEL ENDROIT
Les hommes en blanc m'ont emmené dans une nouvelle maison, ma chambre est toute sombre, il n'y a rien dedans, juste moi, il y a des barreaux mais je ne peux pas voir dehors, il sont trop hauts. Nous avons essayé de sortir mais la porte est fermée, alors nous avons cogné contre les murs, jusqu'à ce que ma peau s'use, mais le mur est plus solide.


Les hommes viennent me regarder quelque fois, ils rodent tout le temps aux alentours pour nous surveiller, j'entends le bruit de leur pas contre le sol, contre le sol, contre les murs comme mes os qui tapent bam bam bam bam

Mais lorsqu'il fait nuit ils ne viennent pas et je peux parler alors.

# Posté le mardi 22 mars 2005 06:52

Modifié le mardi 22 mars 2005 09:04

CRAQUE

CRAQUE
Les coups de bâton ont fait mal au début mais maintenant ce n'est pas grave, maintenant je suis plus fort et je n'ai plus peur, le bâton ne nous effraie plus comme avant, c'est normal nous le connaissons bien maintenant, je l'ai tellement gouté que je ne l'oublierai jamais, mais maintenant ils se fatiguent avant nous, nous avons trop crié pour ne pas nous en rappeler et ils sont trop las, ça ne les amuse plus, ils savent que je m'en moque, que la douleur me fait du bien quand je suis seul dans ma cellule, elle me rappelle que je suis vivant, que nous sommes vivants.

Ils préfèrent me laisser tout seul dans le noir avec juste les murs à qui parler, c'est ce qu'ils croient, mais je parle aussi aux voix, elles ne se taisent jamais et me donnent toujours de bons conseils, j'ai appris a les écouter.
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# Posté le mardi 22 mars 2005 06:55

Modifié le mardi 22 mars 2005 09:02